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Caroline et la procrastination

Caroline a trouvé ce texte, écrit en 1879

DEMAIN ! DEMAIN !

Oh ! Comme chaque jour qui passe est vide, morne et fastidieux ! Comme il laisse peu de traces ! Et que la course des heures est stupide !

Pourtant, l’homme est avide de vivre ; il y tient ; il a foi en lui-même, dans son existence, dans son avenir… O, combien d’espoirs il fonde sur demain !

Mais pourquoi s’imagine-t-il donc que le jour qui s’annonce ne ressemblera point à celui qu’il vient de vivre  ?

Il n’y songe même pas. D’ailleurs, il n’aime pas réfléchir…….. et il fait bien.


« Demain, demain ! » se console-t-il jusqu’à ce que ce demain le jette dans la tombe.

Et, une fois qu’on y est, l’on ne réfléchit plus…………………… qu’on le veuille ou non.

Ivan Tourgueniev

Recueil de nouvelles « Premier Amour »

 

 

CAROLINE ET LES COUGARS

On parle si souvent des cougars que Caroline décide de se pencher sur ce phénomène.

Tout d’abord définition de ce mot selon Wikipedia : cougar  : tient de ses origines du félin du même nom. Ce félin n’est autre que le puma (dans ce cas le mot s’écrit couguar).

Donc une cougar serait une féline dont l’objet de toute son attention serait un homme beaucoup plus jeune qu’elle : un toy boy (homme jouet). Toujours selon Wikipedia.

Un ami de Caroline lui expliqua qu’une femme mûre qui « sort » avec un homme plus jeune qu’elle c’est pour « s’amuser » (?????). D’où le terme toy-boy sans doute. Et Caroline qui se croyait romantique ! Et ben non. Quand elle sera plus vieille elle ne vivra pas d’histoire d’amour avec un homme, si celui-ci est plus jeune, mais elle s’amusera ???? Voila c’est comme ça !!!

 

étonnement

Caroline suppose alors qu’un homme mûr qui sort avec une femme plus jeune que lui c’est pour « s’amuser ». C’est donc une « toy-girl » !

Toujours dans Wikipedia et selon le site rencontre-femme-info une cougar c’est : une femme entre 40 et 50 ans (ah bon ? Après y’a plus rien ?) qui est supposées (?!?) avoir une sexualité plus débridée, plus gaie et offre une relation plus légère, avec peu (ou pas) de problèmes. La femme cougar a généralement une forte personnalité. Elle est indépendante, souvent divorcée ou séparée, elle est plus libérale et n’est pas obnubilée par le mariage et le désir d’enfants.

« Ah bon ? » se dit Caroline. Aussi dans un souci de parité Caroline en conclut que : un homme entre 40 et 50 ans (après c’est fini ?) a une sexualité bridée, plus triste et impose une relation pesante et problématique. Cet homme a particulièrement un faible caractère. Il est dépendant, marié ou en concubinage, il est plus dirigiste et obnubilé par le célibat et la peur des enfants.

Conclusion : un homme vivant avec une femme plus jeune que lui ça s’appelle comment ? Un koala, une tortue, un escargot ?????

 

 

CAROLINE ET LE GARAGISTE

Le moment est venu pour Caroline de faire réviser sa voiture. Événement banal, oui mais voila, Caroline a déménagé dans une autre ville et trouver un garagiste digne de celui à qui elle confiait habituellement son carrosse s’avéra difficile.


Elle demanda à ses amies qui possèdent une voiture le nom de leur garagiste et là surprise !!!!! Toutes lui répondirent qu’elles ne s’occupaient pas de ça.  » C’est une affaire d’homme » lui dirent elles effarées.  » C’est mon père (pour les plus jeunes), mon mari, mon copain qui s’en charge, mais certainement pas moi !!!! » Ces réflexions laissèrent Caroline perplexe car pour elle prendre un rendez-vous chez le garagiste, le dentiste ou le coiffeur c’est………… prendre un rendez-vous.


Devant ce manque total de coopération , Caroline  se mit en quête d’un garage. Elle se rendit dans celui qu’elle avait repéré en allant chez une amie, une succursale aux allures de temple. En franchissant la porte d’entrée elle se retrouva dans un grand hall tout en baies vitrées. Un grand calme régnait et c’est discrètement qu’elle se dirigea vers un comptoir au-dessus duquel était inscrit « accueil ». Une secrétaire préparait la facture d’un client qui était là, et Caroline impressionnée par les lieux, attendit sagement son tour.


Le client  s’en alla après avoir payé sa facture, la secrétaire se tourna vers Caroline et demanda : « vous êtes ensemble ? ». Caroline tomba des nues et se demanda si la secrétaire avait toute sa tête. Intriguée elle se retourna et vit un monsieur qui attendait derrière elle et comprit la méprise. Elle bredouilla : « non, non pas du tout ». Le monsieur répondit la même chose et enchaîna : « ma facture est à côté de l’ordinateur ». La secrétaire prit la facture et s’occupa du monsieur laissant en plan une Caroline sidérée.


Une fois le client parti la secrétaire se tourna vers elle et lui demanda en soupirant : « oui c’est pour quoi ? ». Fermement et en la regardant droit dans les yeux Caroline lui répondit en sortant son agenda : « c’est pour prendre un rendez-vous ! ». La secrétaire émit un : « ah », consulta son ordinateur et fixa un rendez-vous.


Au jour et à l’heure prévus, Caroline se rendit au garage et alla cette fois ci au comptoir au-dessus duquel était inscrit : « réparations » et attendit, attendit, attendit. Des messieurs en bleu de travail, d’autres en costume cravate entraient, sortaient, circulaient et Caroline attendait, et commençait même à se demander si elle ne s’était trompée de jour. Tout à coup son regard fut attiré par un écran de télévision sur lequel était inscrit l’heure et le nom des clients qui avaient rendez-vous ce jour là. Son nom était bien inscrit mais devant son nom était écrit non pas Madame mais…………Monsieur. Apparemment dans ce garage seuls les entreprises et les messieurs fréquentent cet endroit.


Ah, comme il est bien loin le temps où Caroline allait chez le garagiste de son quartier. Il l’appelait « Madame » et la secrétaire vous accueillait gentiment. Elle était capable de vous dire, de mémoire, ce qui avait été fait sur votre voiture la dernière fois que vous étiez venue, même si ça faisait un an. Le garagiste était compétent et les factures correctes. C’est de bon cœur que Caroline vous donne à vous, Mesdames et Mesdemoiselles l’adresse de ce garagiste :

GARAGE HEIDERICH

17, Rue de Ribeauvillé

67100 STRASBOURG NEUDORF

Tél. : 03.88.34.27.72


 

 

 

 

 

 

CAROLINE ET L’AUTO-ENTREPRISE

Quand Caroline se préparait à créer son entreprise, elle rencontra Éva qui comme elle s’était lancée dans l’aventure. Toutes les deux mirent leurs compétences et leurs énergies en commun pour faire face aux diverses difficultés qu’engendrent la création d’entreprise. C’était passionnant.

A cette époque beaucoup de publicité était faite autour d’un nouveau statut : auto-entrepreneur. Cela enthousiasmait Éva qui voyait  dans ce statut l’opportunité d’avoir une immatriculation (donc être déclarée) et pouvoir tester son entreprise.

De son côté Caroline était plus réservée. Certes ce statut semblait séduisant, mais les médias, les organismes d’aide à création d’entreprise en parlaient tant que cela lui sembla suspect. Prudente elle tempéra les ardeurs d’Éva qui voulait se lancer rapidement dans cette aventure prometteuse : l’auto-entreprise. Caroline quant à elle, voulait comprendre les raisons qui poussaient tant de gens à lui expliquer que ce serait formidable d’adopter ce statut.

Un jour, sans crier gare, Éva annonça à Caroline : « ça y est, je me suis inscrite ! ». Surprise Caroline voulut comprendre pourquoi. Éva lui expliqua : « c’est un conseiller de la chambre des métiers qui m’a vivement recommandé ce statut afin de TESTER mon entreprise !!!! » lui déclara t-elle fièrement.

Dès qu’elle reçut son numéro d’immatriculation, le conseiller de la chambre des métiers disparu aussitôt de la circulation, laissant une Éva complètement désorientée et une Caroline perplexe.

Très intriguée Caroline se pencha très sérieusement sur cette histoire et voilà ce qu’elle découvrit (liste non exhaustive) :

  • l’auto-entrepreneur n’est pas immatriculé à la chambre de commerce, ni à la chambre des métiers s’il opte pour le régime micro-social. Cependant il n’est pas dispensé du volet fiscal (ah nous y voilà !) ;
  • il n’est pas assujetti à la TVA, donc il facture sans mentionné de TVA. C’est un handicap auprès des entreprises qui ne pourront pas déduire la TVA (eeeh, petit détail qui change tout) ;
  • déclaration obligatoire du chiffre d’affaire, même si celui-ci est nul, sinon des pénalités ou majorations seront appliquées (rien que ça !) ;
  • pour la retraite : l’auto-entrepreneur doit réaliser un chiffre d’affaire minimum pour valider un ou plusieurs trimestres (et encore il touchera combien de retraite !) ;
  • l’auto-entrepreneur est redevable de la contribution à la formation professionnelle ;
  • il bénéficie du régime micro-social pendant 36 mois ;
  • le régime de l’auto-entrepreneur ne permet pas de déduire ses charges via un abattement ou en tenant compte de leur montant réel ; de plus en cas de résultat comptable déficitaire, l’auto-entrepreneur aura tout de même des recettes imposables (eh ben dis donc !!!).
  • etc. etc.

Le statut d’auto-entrepreneur  évoluant en permanence Caroline vous envoie sur les sites suivants

http://lentreprise.lexpress.fr

www.lautoentrepreneur.fr

www.union-auto-entrepreneurs.com

www.planete-auto-entrepreneur.com

 

Conclusion :

Éva s’empêtra dans d’inextricables problèmes avec un client, l’administration et jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y reprendra plus.

 

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Et Caroline continua seule l’aventure de la création d’entreprise.

 

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CAROLINE CHEZ LE DENTISTE

Depuis longtemps elle reculait l’échéance mais Caroline devait s’y résoudre : prendre rendez-vous chez le dentiste pour enlever une dent de sagesse. Ce qui la motiva ? Ben depuis quelque temps elle parlait en mettant une main devant sa bouche ou bien se tenait à une distance respectable de son (ou ses) interlocuteur(s). C’était ça ou asphyxier de malheureux innocents d’une haleine de hyène.

Alors quand faut y aller, faut y aller et elle se rendit chez le dentiste tel un condamné.

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Ouf ! Tout se passa très bien (en 5 minutes tout était réglé). Avant de sortir, le dentiste lui prescrivit une ordonnance qu’elle mit dans son sac et déguerpit sans demander son reste de ce lieu qui sera toujours (quoique fassent et disent les dentistes) un lieu de supplices.

Sans perdre de temps elle se rendit chez le pharmacien (vite avant que ça se réveille !!) puis rentra chez elle et prit les médicaments selon les prescriptions.

La deuxième nuit elle fit d’étranges rêves dans lesquels elle eut fort à faire avec des vampires et se réveilla lendemain matin avec quelques difficultés à ouvrir un œil. Inquiète elle se précipita dans la salle de bain et ce qu’elle vit dans la glace n’était guère flatteur. Toute la partie gauche du visage était gonflée : l’horreur !!!! Elle fonça dans la cuisine prit la boîte qui contenait les antibiotiques et lut la notice attentivement.

Ce médicament était une merveille pour le traitement des infections dentaires et buccales. Mais…………………un paragraphe attira sont attention par son intitulé : « Mises en garde ». Il n’en fallut pas plus pour éveiller ses soupçons. En effet si les bienfaits s’étalaient sur une ligne, les mises en garde prenaient la tournure d’un chapitre qui commençait ainsi : « En début de traitement une rougeur se généralisant sur tout le corps avec des pustules doit faire suspecter une pustulose ». Si vous échappez à cette pustulose vous n’êtes pas pour autant tirés d’affaire. Vertiges, confusion, manque de coordination peuvent s’abattre sur vous (hé, hé……).

Un autre paragraphe intitulé : « effets indésirables » pourtant suivi du mot apaisant : « éventuels », n’apporta pas à Caroline la sérénité escomptée. Voyez plutôt : douleurs d’estomacs, nausées, diarrhées, inflammation de la langue, pancréatites, urticaire, œdème de Quincke (gonflement du visage et du cou, signe d’allergie), sensations de picotement, maux de tête, hallucinations, convulsions etc. etc.

Épouvantée Caroline n’alla pas jusqu’au bout de la liste. Elle arrêta immédiatement les antibiotiques, évita de lire la notice concernant les anti-inflammatoires (que prudemment elle réduisit à 1 comprimé) et pria (« pourvu que je m’en tire sans autres effets »).

 

 

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Épilogue : Caroline mit 2 jours à dégonfler mais tout va bien. Elle retourna chez le pharmacien et redonna les médicaments.

 

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SOUVENIR D’ÉCOLE

Caroline n’aime pas la lecture

Caroline déteste la lecture ! Dès qu’elle voit un livre elle le regarde avec beaucoup de mépris. Pff! Comment peut on aimer lire ? Les livres contiennent des histoires tellement ennuyeuses !

Oh ne croyez pas que Caroline ne se soit jamais intéressée à la lecture. Nan, nan !!! Quand elle ne savait pas encore lire les grandes personnes lui offraient des livres. Mais quand elle demandait à ces grandes personnes de lui lire une histoire elle s’entendait souvent répondre : « plus tard » ou bien « j’ai pas le temps ! ». Et quand une grande personne consentait à lui lire une histoire elle la lisait avec si peu d’enthousiasme, que Caroline comprit que ce n’était pas la peine d’insister. Elle se contentait donc de regarder les images et inventait des histoires mais………….. est-ce que ce qu’elle imaginait correspondait à ce qui était écrit ? Comme elle ne savait pas lire, tous ces livres étaient pour elle bien mystérieux et contenaient certainement de grands secrets. D’ailleurs c’était certainement pour ça que les grandes personnes rechignaient à lui lire les histoires écrites dans ces livres. Elles voulaient garder pour elles les secrets qu’ils contenaient. Ça y est ! Caroline avait l’explication ! Ces livres contenaient des secrets ! Mais quelle frustration ! Caroline ne savait pas lire !

Aussi lorsqu’un jour on lui dit qu’elle était en âge d’aller à l’école, sur le moment elle n’en voyait pas l’intérêt. Mais quand on lui expliqua qu’à l’école elle apprendrait à lire, à écrire et compter, tout ce qu’elle retint c’était……….qu’elle apprendrait à LIRE ! Caroline se sentit libérée. Enfin elle découvrirait tous ces mystères et percerait bien des secrets. Une nouvelle vie commençait, l’horizon s’élargissait.

Le jour de la rentrée des classes elle partit joyeuse et pleine d’entrain, accompagnée de sa maman inquiète, vers cet endroit prometteur : L’ÉCOLE. A son arrivée elle découvrit dans la cour des enfants bruyants (elle n’en n’avait jamais vu autant) et comprit qu’elle aurait plein de copines.

Elle congédia poliment mais fermement une maman soulagée (ouf ! ça se passe bien) et étonnée (je ne pensais pas qu’elle serait si contente d’aller à l’école !). Et les choses sérieuses commencèrent : elle se familiarisa avec la conjugaison des verbes, le masculin, le féminin, les noms, les adjectifs etc. Bref tout ce qu’il faut savoir pour lire.

Lorsque la lecture lui devint familière elle put enfin se plonger dans tous ces livres qui jusqu’ici semblaient inaccessibles. Hélas, hélas ! Quand elle comprit ce que racontaient les histoires, grrrande fut sa déception. « C’est tout ??? » se disait elle désappointée. Adieu mystères, adieu secrets. Ces livres ne contenaient que des récits à ses yeux sans intérêt, qui laissaient son imagination en jachère.

Heureusement, à ce moment là elle faisait partie d’une bande de garçons (elle était la seule fille du quartier) dont les passe-temps favoris consistaient à jouer aux cows-boys et aux indiens, à Zorro (son héros préféré), aux petites voitures etc. Toutes ces activités intelligentes qui nourrissaient son imagination. LE BONHEUR.

Si par hasard on lui offrait un livre, elle remerciait avec juste ce qu’il fallait d’enthousiasme pour satisfaire la grande personne, puis montait vite dans sa chambre et le livre rejoignait illico dans le fond de l’armoire ses semblables. LA BELLE VIE !

A cette époque Caroline ne se doutait pas que cette belle vie serait menacée par………………….Madame Colin l’institutrice.

C’était un jour de classe semblable aux autres jours de classe. Dans l’après-midi Madame Colin dit à Caroline : « Caroline je dois te parler après la classe ». Caroline la regarda intriguée, mais Madame Colin continua son cours comme d’habitude. Pour Caroline, si Madame Colin voulait la voir après la classe, l’affaire devait être sérieuse. Caroline répertoria toutes les raisons susceptibles de lui apporter des ennuis (c’est à dire une punition). Elle eut beau réfléchir elle ne voyait vraiment pas. Alors que pouvait bien vouloir Madame Colin………………. Lorsque les cours furent terminés et les élèves partis, Caroline se retrouva seule (et pas très à l’aise) avec Madame Colin. Celle-ci lui dit : « Caroline, tu travailles bien mais il y a un problème avec les rédactions (?????? se dit Caroline). Tu écris correctement mais on sent que tu ne lis pas assez. Alors ce soir tu ne quitteras pas cette classe sans avoir pris un livre dans la bibliothèque et je vérifierai que tu l’as bien lu ». Caroline resta clouée sur place fixant Madame Colin, les yeux ronds remplis de stupeur ! QUOI ???? Prendre un livre dans la bibliothèque ? Il n’en est pas question ! se dit intérieurement Caroline. Mais elle savait qu’il était inutile de discuter. Quand Madame Colin dit, Caroline doit s’exécuter.

Jusqu’ici Caroline avait toujours évité ce meuble au fond de la classe……….à droite, ce meuble appelé………BI-bliothèque. Ce seul mot évoquait pour elle, un antre peuplé de mauvais génies toujours à l’affût pour semer l’ennui dans ces livres aux couvertures avenantes, mais dont le contenu s’avérait (à ses yeux) insignifiant, bon à remplir des têtes sans cervelle en leur faisant croire qu’elles sont plus intelligentes après les avoir lus. Elle en avait pour preuve ses copines de classe qui dévoraient les livres de Oui-Oui (« il y a des images et c’est écrit gros », lui disaient elles enthousiastes). Caroline levait les yeux au ciel consternée. Oui-Oui, il fallait que ses parents n’aient pas de cervelle (donc dénués d’intelligence) pour appeler leur fils ainsi !

Mais là c’était pas les copines, mais Madame Colin. Alors le cœur lourd (le temps passé à lire elle ne le passerait pas à jouer avec les garçons) et du plomb dans les chaussures, Caroline se dirigea vers la bibliothèque, ouvrit les portes et resta plantée devant tous ces livres, indécise. Elle en sorti quelques uns qu’elle remit bien vite à leur place, glissa un regard vers Madame Colin espérant qu’elle était occupée à autre chose et ne la regardait plus (ce qui était le cas). Elle fut tentée de refermer la porte et de faire semblant d’avoir un livre et de quitter la classe rapidement. Mais elle se souvint à temps que Madame Colin vérifierai qu’elle avait bien lu le livre. Alors pour s’éviter des ennuis (être obligée de lire non pas 1 mais 2 livres) elle en prit un dont la couverture l’intriguait.

Il représentait en arrière-plan une île qui avait la forme d’une tête de sorcière (!?!) et en surimpression une jeune fille à l’allure dynamique qui portait un masque et une cape (tiens comme Zorro !). Le titre était évocateur (donc suspect) : « Fantômette et l’île de la Sorcière ». Prendre un livre pour prendre un livre, elle choisit celui-ci, le mit dans son cartable et sortit.

Ce que Caroline ignorait encore c’est que, si une bibliothèque est l’antre de mauvais génies, elle peut aussi abriter de bons génies. Elle rentra chez elle, prit le livre (autant se débarrasser tout de suite de cette corvée !), l’ouvrit et là tout bascula. Elle se sentit emportée dans un tourbillon si fort que son cerveau s’embruma et elle perdit toute notion de temps, de lieu, d’espace. Quand elle reprit ses esprits, elle se retrouva dans un monde inconnu : le monde de Fantômette. Celle-ci l’accueillit avec un large sourire et lui demanda : « on part à l’aventure ? J’ai une énigme à résoudre ». Caroline acquiesça, prit la main que lui tendait Fantômette et elles partirent enquêter dans un univers appelé : imagination.

Elles vécurent de multiples péripéties lorsque soudain : « Caroline à table ! ». Caroline sursauta (« Caroline à table !« ) et se sentit catapultée vers un autre monde appelé : réalité (« Caroline à table ! »). Elle reprit lentement ses esprits et toute étourdie répondit :

- « oui j’arrive. 

- Caroline à table !

- j’arrive !!!!!!!!!!!!« 

 

Avec regret elle ferma le livre et alla manger. Mais à partir de ce jour, la lecture devint sa seconde vie. La bibliothèque familiale fut écumée de fond en comble et le libraire la connaissait bien. Son papa fut ravi de la voir lire, sa maman beaucoup moins (« au lieu de lire tu ferais mieux de faire ton lit, la vaisselle, le ménage etc. etc. »).

Quant à Madame Colin elle était satisfaite, elle avait rempli sa mission : Caroline faisait des progrès en rédaction et lisait très bien.

 

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CAROLINE ET LA CRÉATION D’ENTREPRISE

Aaaaaaaaaah la création d’entreprise………….!  Caroline en rêvait depuis longtemps.

Avant de se lancer elle s’informa et apprit qu’il existait des organismes prêts à lui apporter toutes les aides nécessaires (incubateurs, couveuses, pépinières d’entreprises etc.). Elle n’avait donc aucun souci à se faire. Il lui était même fortement conseillé de consulter ces EEEExperts afin d’éviter bien des faux pas et de désagréables déconvenues.

Elle prit rendez-vous dans un de ces organisme, exposa son projet qui fut accepté. Elle se rendit régulièrement aux convocations fixées, mais très vite un écueil (« de taille ») apparut : elle n’avait pas internet donc pas d’adresse mail. Bien que Caroline expliqua qu’elle savait se servir d’internet elle s’entendit répondre : « bien sûr, mais comme vous n’avez pas d’ordinateur chez vous, votre projet est difficile à mettre sur pied » (heu……………..comment « qu’i » faisait autrefois quand l’ordinateur n’existait pas pour créer et faire tourner leur entreprise ? se dit Caroline.)

« Oooooh Caroline arrête tes réflexions idiotes » lui dit son moi. « Si le Monsieur te dit  que ça pose un problème aujourd’hui quand t’as pas d’ordinateur pour créer une entreprise, c’est que c’est vrai. Il sait de quoi il parle, LUI, c’est un expert, alors tais-toi !!!!! ».

Loin de baisser les bras, Caroline s’inscrivit à des cours d’informatique car elle avait quelques faiblesses en traitement de texte.

Dès le premier cours elle exposa à Monsieur Hérissey, le professeur, ses forces et ses faiblesses en informatique afin de suivre une formation appropriée.

Monsieur Hérissey  lui demanda : « vous voulez suivre cette formation dans quel but ?

- Je crée mon entreprise et cela me sera très utile d’avoir des connaissances plus approfondies en informatique.

- Ah ça c’est sûr. Pourriez-vous me donner votre adresse mail afin que je puisse la noter sur votre fiche d’inscription.

- Bah, heu…… justement, j’ai pas d’adresse mail parce que je n’ai pas d’ordinateur.

-  Qu’est-ce que vous dites ?

- Hmm, je dis que : j’ai pas d’adresse mail parce que je n’ai pas d’ordinateur.

- Quoi ? Qu’est ce que c’est que cette histoire ? Bien sûr que vous pouvez avoir une adresse mail ! Même si vous n’avez pas d’ordinateur !!

- ???!!!???

- Suivez moi, on fait ça tout de suite. Asseyez-vous devant cet ordinateur ».

Caroline s’exécuta. Lorsque Monsieur Hérissey eut fini la mise en route de l’ordinateur il lui dit :        » suivez les instructions indiquées à l’écran, c’est simple et ça prendra 5 minutes. »

Elle suivit les directives et l’invraisemblable se réalisa : une adresse mail s’afficha sur l’écran. SON adresse mail.

« Heu, Monsieur Hérissey, c’est bien beau tout ça, mais je n’ai pas d’ordinateur alors à quoi ça me sert ? »

Patiemment Monsieur Hérissey lui expliqua qu’elle pouvait accéder à son adresse mail dans une médiathèque (en prenant un abonnement), un cyber café ou dans n’importe quel endroit où il y a un ordinateur.

Caroline resta sans voix et mesura toutes les possibilités qui s’ouvraient à elle et n’oublia pas d’envoyer « d’affectueuses pensées » à son EEExpert :

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CHANGEMENT DE CAP

Comme vous pouvez le constater, ce blog est resté inactif depuis octobre 2010. La raison était simple : il n’y avait plus d’idées pour l’alimenter. L’ennui s’installait et le côté sérieux devenait fastidieux.

 

Le temps passait, passait, passait………………… Et puis un jour chez CR Conseils et Innovations la question s’est posée : « pourquoi vouloir faire à tout prix dans la gravité, dans l’austérité. Pour paraître respectable ? ». Bof s’il suffisait de tout ça pour réussir dans les affaires et dans la vie, ça se saurait et nous vivrions dans une société heureuse parmi des citoyens béats. De plus c’est totalement contraire à l’esprit de CR Conseils et Innovations.

 

En effet : plaintes et jérémiades sont bannies. Voir le bon côté des choses dans toutes les situations, même quand celles-ci sont délicates, est une seconde nature. Faire fonctionner ses méninges, trouver des idées pour améliorer la vie quotidienne, que ce soit dans les affaires ou dans la vie privée, demande de l’imagination pour nourrir des concepts innovants. Dans ces situations le dynamisme bat son plein et l’austérité est proscrite.

 

C’est alors qu’une idée a germé : pourquoi ne pas faire vivre, à travers un personnage, le quotidien de l’entreprise CR Conseils et Innovations. Tiens !!!!! Ça serait intéressant !

 

Ainsi naquit…………………….Caroline. 

 

Que racontera t-elle ? Nous ne le savons pas encore. Tout dépendra de son humeur, mais gageons qu’elle saura mettre un parfum d’aventure dans son quotidien, que sa conception philosophique de la vie ne sera pas forcément très philosophique mais parfois pataphysique.

 

Elle vous dit donc à bientôt et  prenez bien soin de vous en attendant.

 

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LA PRATIQUE MIEUX QUE LA THEORIE

J’ai un profond respect pour tous ces Chefs d’ Entreprise (par exemple : Jean-Baptiste André GODIN, Henry John HEINZ (ketchup)), qui se sont inspirés de théories économiques, les ont adaptées à leurs idées, à leur entreprise, afin de les rendre réalisables. Ils n’ont cessé d’investir dans l’amélioration de l’hygiène (entre autre) aussi bien dans leurs usines que dans le logement de leurs ouvriers.

Certes, leurs méthodes présentent aussi des défauts comme un dévouement sans faille des employés, mais ils avaient une vision d’un monde du travail qu’ils ont mis en pratique dans le but d’améliorer le sort des ouvriers, augmenter une production de qualité et ainsi donner une dynamique à leur entreprise.

Par contre je suis très réservée quant à tous ces économistes, professeurs d’université, qui ont découvert (ou enseignent) des théories diverses et variées, en prenant grand soin de ne jamais quitter leur poste d’enseignant universitaire pour créer leur entreprise (avec leur argent) et mettre en pratique leurs théories afin d’en vérifier le bien fonder.Ce sont de fervents adeptes du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

CONCLUSION : les théories ne connaissent pas votre entreprise, vous…………..oui.

 

 

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LES COMMUNISTES SONT DES GENS BIZARRES !?!

Grand débat en France sur la retraite.

A cette occasion le parti communiste (entre autre) s’agite et sollicite des signatures pour sauvegarder le départ à la retraite à 60 ans.

Cela engendre de grandes discussions d’où il ressort que :
- les patrons s’en mettent plein les poches, sans préciser de quels patrons il s’agit. Un patron du CAC 40 et un patron d’une entreprise de 4 ou 5 salariés apparemment c’est la même chose (?????) ;

- il n’est pas normal qu’un ouvrier roumain ait le même salaire qu’un ouvrier français sous prétexte que le niveau de vie en Roumanie est inférieur au niveau de vie en France.

Justement, la Roumanie fait partie de l’Europe, et il serait grand temps d’harmoniser les salaires dans tout l’Union Européenne ; les communistes étaient « plutôt pas d’accord ». Ça se comprend : où passeront-ils des vacances pas chères ? Pourtant dans les paroles de « l’Internationale » il est écrit : « du passé faisons table rase, foule esclave, debout, debout ! Le monde va changer de base : nous ne sommes rien, soyons tout ! (source Wikipedia) ;

- à la question : « pourquoi les communistes européens (du moins ce qu’il en reste), ne se rendent-ils pas en Chine, afin de négocier avec le parti communiste chinois une harmonisation des salaires et des charges sociales, afin que les ouvriers chinois soient traités à égalité avec les ouvriers européens ? » Réponse : un silence pesant (sic). Là les communistes européens ont peur de leurs homologues chinois, car le communisme chinois c’est pas de la rigolade. En comparaison nos communistes européens c’est de la guimauve. « C’est la lutte finale, Groupons-nous et demain l’Internationale, sera le genre humain (ah !?!).

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