Archive pour novembre, 2011

CAROLINE ET L’AUTO-ENTREPRISE

Quand Caroline se préparait à créer son entreprise, elle rencontra Éva qui comme elle s’était lancée dans l’aventure. Toutes les deux mirent leurs compétences et leurs énergies en commun pour faire face aux diverses difficultés qu’engendrent la création d’entreprise. C’était passionnant.

A cette époque beaucoup de publicité était faite autour d’un nouveau statut : auto-entrepreneur. Cela enthousiasmait Éva qui voyait  dans ce statut l’opportunité d’avoir une immatriculation (donc être déclarée) et pouvoir tester son entreprise.

De son côté Caroline était plus réservée. Certes ce statut semblait séduisant, mais les médias, les organismes d’aide à création d’entreprise en parlaient tant que cela lui sembla suspect. Prudente elle tempéra les ardeurs d’Éva qui voulait se lancer rapidement dans cette aventure prometteuse : l’auto-entreprise. Caroline quant à elle, voulait comprendre les raisons qui poussaient tant de gens à lui expliquer que ce serait formidable d’adopter ce statut.

Un jour, sans crier gare, Éva annonça à Caroline : « ça y est, je me suis inscrite ! ». Surprise Caroline voulut comprendre pourquoi. Éva lui expliqua : « c’est un conseiller de la chambre des métiers qui m’a vivement recommandé ce statut afin de TESTER mon entreprise !!!! » lui déclara t-elle fièrement.

Dès qu’elle reçut son numéro d’immatriculation, le conseiller de la chambre des métiers disparu aussitôt de la circulation, laissant une Éva complètement désorientée et une Caroline perplexe.

Très intriguée Caroline se pencha très sérieusement sur cette histoire et voilà ce qu’elle découvrit (liste non exhaustive) :

  • l’auto-entrepreneur n’est pas immatriculé à la chambre de commerce, ni à la chambre des métiers s’il opte pour le régime micro-social. Cependant il n’est pas dispensé du volet fiscal (ah nous y voilà !) ;
  • il n’est pas assujetti à la TVA, donc il facture sans mentionné de TVA. C’est un handicap auprès des entreprises qui ne pourront pas déduire la TVA (eeeh, petit détail qui change tout) ;
  • déclaration obligatoire du chiffre d’affaire, même si celui-ci est nul, sinon des pénalités ou majorations seront appliquées (rien que ça !) ;
  • pour la retraite : l’auto-entrepreneur doit réaliser un chiffre d’affaire minimum pour valider un ou plusieurs trimestres (et encore il touchera combien de retraite !) ;
  • l’auto-entrepreneur est redevable de la contribution à la formation professionnelle ;
  • il bénéficie du régime micro-social pendant 36 mois ;
  • le régime de l’auto-entrepreneur ne permet pas de déduire ses charges via un abattement ou en tenant compte de leur montant réel ; de plus en cas de résultat comptable déficitaire, l’auto-entrepreneur aura tout de même des recettes imposables (eh ben dis donc !!!).
  • etc. etc.

Le statut d’auto-entrepreneur  évoluant en permanence Caroline vous envoie sur les sites suivants

http://lentreprise.lexpress.fr

www.lautoentrepreneur.fr

www.union-auto-entrepreneurs.com

www.planete-auto-entrepreneur.com

 

Conclusion :

Éva s’empêtra dans d’inextricables problèmes avec un client, l’administration et jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y reprendra plus.

 

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Et Caroline continua seule l’aventure de la création d’entreprise.

 

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