Archive pour septembre, 2009

NOTIONS DE COMMERCE

OBSERVATIONS ET CONSEILS

 

« Extrait d’un livre d’arithmétique à l’usage des écoles commerciales, des pensionnats de demoiselles et des candidats au certificat d’études primaires » daté de 1880.

 

De l’ordre : dans le commerce, avoir de l’ordre c’est savoir ce que l’on doit, ce que l’on gagne et connaître les ressources dont on dispose de façon à ne rien entreprendre qui soit au-dessus de ses forces (ce résultat s’obtient au moyen d’inventaires exacts) ; c’est tenir ses livres à jour, c’est à dire au courant. Il faut aussi payer exactement ce que l’on doit et réclamer avec une exactitude ce qui est dû ; mettre chaque marchandise à sa place, marquer les prix sur chaque objet, en gardant un bénéfice suffisant ; enfin remplir exactement ses engagements, surveiller ses employés et leur donner l’exemple du travail. Une maison qui a de l’ordre a pour elle bien des chances de succès.

Du gain : on doit se contenter d’un bénéfice suffisant, mais non exagéré. Il est préférable de vendre beaucoup à petit bénéfice que de vendre peu à gros bénéfice. Plus une clientèle est étendue, plus elle sûre. Le système qui consiste à vendre à prix fixe et à marquer ses marchandises en chiffres connus est, selon nous, de beaucoup préférable aux combinaisons savantes des prix variables et des marques mystérieuses. Le public aime bien les choses claires et il redoute les surprises. En vendant à prix fixe et en faisant des chiffres que tout le monde peut lire, on manque peut-être, de loin en loin, ce qu’on appelle une bonne affaire ; mais on inspire plus de confiance et, en fin de compte, on réussit mieux.

Comment on fait une bonne maison : l’honnêteté, l’affabilité et la bonne qualité des marchandises sont, avec l’ordre, les premières conditions de succès. Si vous ne donnez pas le poids exact, ou si vous le donnez trop juste, le client ne reviendra pas ; si vous manquez de complaisance à son égard, si la marchandise que vous lui livrez n’est pas de bonne qualité, il ira se pourvoir ailleurs. Au contraire, il reviendra si vous vous montrez désireux de lui être agréable, et si vous lui livrez de bonnes marchandises. Loin de vous quitter alors, il vous amènera de nouveaux clients.

Causes fréquentes d’insuccès : bien des gens ne réussissent pas dans leurs affaires, et ils s’en prennent à la dureté des temps, à la concurrence, à la stagnation des affaires, etc., etc. Ces causes d’insuccès peuvent être réelles, mais elles peuvent aussi ne pas être les seules, et l’on se garde bien d’en convenir. Souvent, un magasin mal tenu, des marchandises de mauvaise qualité, le désir de trop gagner, le défaut d’exactitude, etc., ont éloigné une clientèle qu’il eût été très prudent de s’attacher. Si avec cela on a fait des dépenses exagérées, on ne doit pas s’étonner de se trouver rapidement à bout de ressources.

Des vérifications : on doit toujours vérifier les marchandises que l’on reçoit, c’est à dire s’assurer si la quantité et la qualité des marchandises sont telles que l’annonce la facture. A mesure que vous reconnaissez la livraison, vous pointez sur la facture, puis vous vérifiez les calculs. Vous passez alors l’écriture, et vous écrivez dans un angle de la facture le folio du journal. Ce folio indiquera que l’écriture a été passée et à quelle page vous devrez la chercher si vous avez besoin de la consulter. Lorsque vous vous apercevez qu’un fournisseur s’est trompé à son préjudice, l’honnêteté la plus élémentaire exige que vous lui teniez compte de son erreur.

 

 

Votre nom : (oblig.)
Votre email : (oblig.)
Site Web :
Sujet :
Message : (oblig.)
Vous mettre en copie (CC)
 

 

plexpress |
Niger Agri Consulting |
aefconfections |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | www.elevationconseil.fr
| croquefeuille
| Succès Marketing